Vacances (décroissantes?) en Corrèze

Publié le par Helene

Ce que je fais quand je suis en Corrèze:

- je regarde les vaches, Salers et Aubrac
- je vais à la traite et je re-regarde les vaches...
- j'achète du lait à la traite et le bois tout de suite, encore tiède
- je vais voir les agneaux avec les enfants et on leur donne le biberon
- je papote avec les agriculteurs, m'informe, essaie de comprendre
- je refais le monde avec mon homme
- je taille une haie et des arbres
- je sens les muscles de mes mains, pendant plusieurs jours!
- je regarde l'aînée monter dans les arbres
- je repense à mon enfance dans les arbres
- je regarde de près les 25 taupinières et ne fais rien (que faire?)
- je fais du feu dans la cheminée
- je regarde très longuement le feu dans la cheminée, hypnotisée
- je joue à des jeux de sociétés avec mon conjoint et notre aînée
- je regarde les enfants peindre sur des vieux journaux
- je lis Le Monde Diplomatique de 2008, avant et après peinture
- j'écoute le petit dernier, 2 ans 1/2, qui dit: "attends, maman, je t'explixe..."
- je commence à lire "Anti-Manuel d'écologie" puis "Energie Climat - C'est maintenant! 3 ans pour sauver le monde"
- je ne finis pas "Effondrement"
- je pense au sens de la vie et à notre futur à tous
- je lis des BD et je ris avec mon homme
- je prends l'apéro avec des voisins
- je prends le goûter avec des amis
- je visite leur chantier (P. construit seul une maison en bois de 200m2 et A.M. fait jusqu'à 600 boutures par an pour couvrir leur immense jardin)
- avec les enfants, je
regarde longuement une grenouille désséchée dans un jardin et un loir mort sur la route
- je m'interroge sur "comment être vraiment décroissant à la campagne?" ou "comment vivre sans voiture, loin de tout?"

- je prends des photos (j'aime les gros plans de la nature: pierre, mousse, écorce, terre,...)
- je me ballade dans la forêt et les herbages avec l'aînée et on prend des gros plans à tour de rôle
- je m'émerveille
- je me ballade avec le petit et un "bâton magique"
- je me demande en quoi ce bâton est magique, et je réalise que ce n'est pas le bâton, mais l'instant...

Hélène

PS1: et vous, vous faîtes comment en vacances?
Avec ou sans voiture?

PS2: A voir:
un sujet sur la décroissance sera diffusé le 29 avril 2009 sur Arte dans le magazine Chic (vers midi.) Je parlerai en mon nom mais aussi pour Compact. Je n'ai pas vu l'émission et ne sais as ce qu'ils auront gardé au montage...


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sebastien 11/05/2010 13:40


Bonjour,

la photo du Marché Malgache présentée sur votre site et page accessible sur http://compact.over-blog.com/ provient du site Visoterra.com et plus précisemment de la page
http://www.visoterra.com/voyage-la-reunion/marche-malgache.html . Or, aucun accord n'a été donné pour cette utilisation qui va à l'encontre des droits de son auteur.

Merci donc de bien vouloir faire un lien vers la source de cette photo http://www.visoterra.com/voyage-la-reunion/marche-malgache.html à côté de celle-ci le plus rapidement possible et comme
reconnaissance du travail de l'auteur.

Merci d'avance
Sébastien de Visoterra.com


christine 18/06/2009 14:38

Pour moi, la Corrèze c'est pieds, vélo, photos, baignade dans les lacs, cueillettes de fruits et/ou fleurs, pas de télé et ...bouquins, bouquins, bouquins...et ça fait plus de trente ans que ça dure!
Une région sauvage, belle, sans trop de monde...on s'attache!

noshopping 16/05/2009 08:03

tu rajoutes un plan d'eau et ce sont aussi mes vacances idéales. J'ai grandi à la campagne au milieu des champs, des fermes et au rythme des saisons et je remarque encore maintenant à quel point cela me fait garder les pieds sur terre. Cela un côté éternel et rassurant. Cela dit j'adore aussi rester à la maison ou partir en camping, ce qu'aucun de mes collègue n'arrive à comprendre... Pour eux des vacances c'est très loin dans des pays exotiques.

n-talo 01/05/2009 09:57

et quand je pense que mon quotidien n'est pas trés éloigné de ça ! je mesure ma chance

concierge+durable 26/04/2009 23:21

Récit de vacances (non de voyage) "raisonné" au Népal...
C'était...dans une autre vie, avant...lorsque je prenais encore l'avion, comme je vous l'ai expliqué dans mon article http://compact.over-blog.com/article-29509472-6.html#anchorComment publié gentiment par Hélène sur ce blog...

Je suis partie là bas avec un ami qui y allait pour la 14è fois, quelqu'un que je voyais un peu comme un guide spirituel. Il avait formé un petit groupe de 4 personnes, dont moi...les autres étant, (ce que je ne savais pas !), de grands sportifs, qui s'entraînaient toutes les semaines...(moi jamais.)

Je pensais me retrouver au coeur d'un voyage initiatique, proche des gens comme aucun autre guide ne pourrait me le proposer...

J'ai eu tout faux.
- Mon ami-guide était en fait un colon déguisé qui emportait avec lui saucissons français, vins français, foie gras...que nous étions sensés consommer devant nos guides Népalais, sans partager...

- je pensais avoir le temps de faire des rencontres, d'échanger, de partager des moments avec les Népalais: 2 autres "touristes" et le guide partaient en courant le matin (alors que j'en étais encore à mon petit déjeuner) et finissais leur "course" à 14h...sans savoir quoi faire du reste de la journée, mais contentes d'avoir été les 1ers.

- Les 3 autres personnes + mon ami-guide achetaient chaque jour une bouteille d'eau...moi je prenais l'eau bouillie du thé du matin. On m'opposait qu'il fallait bien faire travailler les porteurs, je rétorquais que je préférais le faire avec des produits locaux et qui n'allaient pas polluer leur terre.

- Nous utilisions des lingettes, car peu d'occasion de faire réellement une toilette durant 15 jours, mais j'étais la seule à faire la collection de celles-ci une fois usagées, afin de les rapporter en France. Un peu comme pour les DEEE...vous produisez, vous polluez, vous récupérez.

- A un moment, le groupe s'est séparé en 2: les vrais sportifs qui voulaient faire un exploit en grimpant un sommet, et nous, Marie-Céline, qui soufflait beaucoup et moi qui voulait faire un voyage découverte et non une compétition. ce furent les 3 meilleurs jours du voyage, sans les autres, seules avec notre guide-porteur Népalais. Nous avons compris que certains gîtes n'acceptaient pas les porteurs, qu'ils dormaient alors dehors (alors qu'il peut faire vraiment très froid !!!), qu'ils devaient parfois payer eux-mêmes leur nourriture (enfin pas ceux qui étaient avec nous puisqu'ils faisaient une cuisine spécifique pour nous...et du riz pour eux).
J'ai eu l'occasion de rencontrer un anglais qui se battaient pour aider les porteurs, recommander les gîtes qui hébergeaient les groupes AVEC leur porteur et les nourrissaient, qui s'occupaient également de les équiper correctement. Nous avons passé une soirée d'échanges, d'émotions, dans un petit gîte, qui accueillait un moine pour une bénédiction spéciale.

- De retour à Katmandou se fut l'heure des achats...et de leur sac en plastique. je faisais la guerre aux autres en leur expliquant qu'une fois ces sacs dans les poubelles, ils finiraient tout de même forcément dans la nature. Que de toute façon ils n'allaient pas avoir besoin de tous ces sacs. J'ai eu peu d'impact, sauf au moment des bagages où les femmes ont tout de même reconnu qu'elles avaient trop de sacs en plastique. Je les ai rapportés dans mes bagages pour qu'ils finissent ici plutôt que là-bas...

A la fin du voyage, j'avais perdu un guide spirituel et découvert la vraie raison des voyages répétés au Népal de ce Monsieur...il aimait se sentir tout puissant, il était vu comme un nabab. Au fait, il ne parlait pas 2 mots de leur langue, alors que j'ai rencontré d'autres gens qui faisaient leur 10è voyage là bas, et parlaient presque couramment !!!!

J'ai en échange aiguisé mon sens de l'analyse de la nature humaine et gagné une amie, de 63 ans qui a une forme, un moral, un humour d'enfer et que je vois toujours 3 ans après.