Dimanche 11 mai 2008
Vivre simplement sans OGM... un droit pour chacun!

Que les abonnés à Cyber@cteurs veulent bien nous pardonner. Nous ne faisons que diffuser l'invitation à envoyer un message à nos députés afin que ceux qui s'étaient abstenus en première lecture par "solidarité" de parti, se
positionnement plus clairement quand le texte sera proposé en deuxième lecture. Car ce texte, dans les 2 assemblées n'est passé qu'a 21 voix près, grâce aux abstentions. Vous verrez entre autre qu'il est demandé un amendement afin que cette question soit soumise à référendum.  Quand l'enjeu pour l'avenir d'une société est tel, le référendum nous semble être la seule voie (68%des français sont clairement contre les OGM.)

Cette cyber@action nous semble donc très importante. C'est très simple, cela ne demande que 2 minutes, tout le travail est mâché, il suffit de suivre les indications.

Nous serons également sur Paris pour nous exprimer devant l'assemblée nationale à 15h; un pique nique anti OGM est prévu aux Tuileries à 13 heures. Rejoingnez-nous!

Philippe et Hélène

PS: le texte de la cyberaction n°260: Seconde lecture de la loi OGM l'Assemblée Nationale seconde quinzaine de mai.
Nous vous invitons à interpeller les députés de votre région avant le vote du projet de loi en seconde lecture.

Un député mayennais UMP qui s'est abstenu à l'issue de la 1ere lecture à l'Assemblée nationale nous a fait savoir que la seconde lecture sur le projet de loi sur les OGM effectuée par les Sénateurs ne lui convenant pas (il n' y retrouve pas l'esprit du Grenelle de l'Environnement), qu'il votera probablement non lors de son passage en seconde lecture. La loi OGM n'a été votée en 1ère lecture à l'Assemblée nationale qu'avec seulement 21 voix de majorité. Donc  lorsqu'elle reviendra en seconde lecture le 13 mai, il suffit qu'une poignée de députés UMP qui se sont abstenus à l'issue de la 1ère lecture, votent non et que les 15 députés PS qui n'ont pas pris part au vote, votent également non, cela pourrait donc suffire à faire basculer le scrutin pour que cette loi soit rejetée. Pour mettre le  maximum de chances de notre côté pour que cette loi soit rejetée à l'Assemblée nationale, à nous de cibler les députés UMP qui se sont  abstenus et les 15 députés PS qui n'ont pas pris part au vote pour les convaincre de voter non. A chacun d'agir selon les moyens appropriés.  Signer la pétition ici!



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Mercredi 7 mai 2008
1

Jeudi soir 8 mai sur France 2 dans l'émission Envoyé Spécial: "Téléphone portable : enfants en danger ?"

Je cite:
"En 15 ans d'existence, le téléphone mobile a envahi nos vies : 53 millions de Français étaient équipés fin 2007, et parmi eux, un nombre croissant de jeunes. Phénomène récent, l'équipement en téléphonie mobile démarre désormais en moyenne à l'entrée en sixième, et dès le lycée, ils sont plus de 90% à être accros ! Des modèles spécialement conçus pour les tout petits commencent même à apparaître... Une tendance au rajeunissement du marché qui n'a pas échappé aux constructeurs et aux opérateurs de téléphonie mobile.

Dans le même temps, l'arrivée de cette technologie suscite des controverses sur ses effets sur la santé : des signaux d'alerte se multiplient depuis plusieurs années, tandis que l'expertise officielle conclut à l'absence de danger en l'état actuel des connaissances.

Nous avons donc cherché à en savoir plus : l'utilisation de plus en plus précoce du téléphone portable est-elle sans risque pour la santé de nos enfants ? Qui réalise les études d'impact sanitaire ? Quel est le rôle joué par les industries du secteur ?
Réalisation : Delphine Vailly; durée : 26 minutes."

C'est comme pour le documentaire sur Monsanto, il va falloir que j'aille squatter chez quelqu'un pour voir ça...
En même temps, je me méfie: une chaine de télévision qui vit - entre autre- de la publicité, peut-elle se permettre de dire que les portables sont mauvais pour la santé, sachant que les opérateurs sont une manne énorme en terme publicitaire? On verra bien...
Ca me rapelle "Révélations" avec Al Pacino: un journaliste faisait un documentaire sur la nocivité des cigarettes, mais sa chaîne n'a pas pu passer le docu: une grande marque de cigatettes menaceait de racheter la chaîne de télévision en question... (un film tiré d'une histoire vraie: ça faisait froid dans le dos!)

Allez, soyons fous: on éteind tous nos portables demain... et pour plus longtemps, si affinité!
Personnellement, j'ai "arrêté" il y a 3 semaines, et je me porte bien, merci.

Hélène


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Jeudi 1 mai 2008
    



     
L'idée étant de:
- se prouver à soi-même et aux autres qu'on peut le faire
- être un maximum de participants dans son pays pour faire baisser la consommation d'énergie
- vivre mieux: profiter de la famille et des amis par exemple
- vivre un évènement rigolo en participant à une "flashmob" ou "mobilisation éclaire".

Une mobilisation éclaire consiste à se retrouver dans un endroit public, avec un signe distinctif (porter du rouge, par ex) pendant 1 minute seulement, et photographier toute personne portant du rouge... puis se disperser rapidement au bout de 60 secondes...

Pour participer à l'évènement, vous pouvez vous inscrire sur shutdownday.org et vérifier s'il existe une "mobilisation éclaire" dans votre ville ou en organiser une vous même!
Mais vous pouvez aussi, plus simplement, vous inscrire comme participant à "la journée sans ordi" et aller vous ballader en forêt ou ailleurs, respirer le printemps, profiter des personnes chères ...

Ca, ça me plaît bien: allier à la fois le 3ème point des grandes lignes de Compact: "simplifier nos vies pour vivre mieux" avec nos proches, et le fait de vouloir freiner notre consommation (d'électricité, mais aussi pour certains, la consommation de l'ordinateur, telle une drogue...et là, je parle pour moi car depuis un mois, je sens que ça vient...)

Vu le nombre de participants en France, pour l'instant, on va économiser l'énergie nécessaire pour chauffer 4.360 bouilloires (10 MW) ou l'équivalent du chauffage de 5 maisons pendant une journée.
Ben avec ça, on va pas sauver la planète!
(40.000 bouilloires aux Etats unis et plus 8.000 personnes inscrites dans le monde... mais ce n'est que la 1ère année de "la journée sans ordi".)

Par contre, en une journée, on a assez de temps pour se faire des souvenirs à vie, si on emmène les enfants au zoo ou si on se ballade et...miracle: on rencontre l'âme soeur... C'est quand même plus cool que de les coller devant des jeux vidéo ou d'aller sur Meetic, non?

Allez, bon courage à nous tous! On peut le faire!

Hélène




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Mardi 29 avril 2008
J’ai rencontré il y a quelque temps une amie qui a résilié son abonnement  de téléphone mobile. « Mais pourquoi tu as fait ça ? T'es dingue!» me suis-je écriée…
Et bien voilà plusieurs raisons, chacune étant suffisamment valable à mes yeux :

- les portables « grillent » le cerveau, car ils sont sur la même longueur d’onde que les mico-ondes = ils chauffent les mollécules d'eau de l’intérieur vers l’extérieur… ce qui veut dire que lorsque l'on ressent une sensation de chaleur à l’oreille (ce qui est le cas de mon conjoint au bout de 5 à 10 min) le cerveau est déjà chaud depuis un moment… (moi, ça ne fait "que" me chatouiller au bout de 2 ou 3 min... Et vous, ça vous chatouille ou ça vous gratouille?)

- de nombreux cas de cancers ont été imputés aux portables, que ce soit oreille, cerveau, testicules (quand les hommes les ont dans la poche) etc…

- même lorsque vous n'êtes pas en train de parler au téléphone, votre portable emet des micro-ondes pulsées toutes les 2 secondes (il cherche l'antenne la plus proche), c'est pourquoi il ne faut pas le garder la nuit près de soi (et s'en servir comme réveil par exemple.)

- pour que les téléphones portables fonctionnent, il faut des antennes relais sur les toits des immeubles or il a été prouvé par plusieurs scientifiques qu’elles sont très nocives pour l’organisme : cela va du mal de tête, aux  vomissements, réactions cutanées,  raideur de la nuque, leucémie et cancers en tout genre ... La liste des troubles constatés à proximité des antennes relais de téléphonie mobile est visible sur
Santé Publique Editions.

- pour limiter les risques, il faut se trouver à plus de 300m d'une antenne (souvent 3, 6 ou 9 antennes sur les immeubles: 3 pour couvrir 360°, et comme il y a 3 opérateurs différents...) En ville, c'est mission impossible: allez voir sur Cartoradio pour voir où les antennes se situent près de chez vous: entrez votre ville puis votre adresse. Bon courage!

- à Saint Cyr l'Ecole dans les Yvelines, 11 cas de cancers pédiatriques (dont 5 tumeurs cérébrales) ayant causé 5 décès d'enfants ont été constatés dans un groupe scolaire surplombé depuis plusieurs années par des antennes relais...
Sur ces 11 cas de cancers, 2 étaient un "gliome du tronc cérébral", forme rarissime de cancer du cerveau: en France, cette maladie touche 0,7 enfant par million: comment expliquer alors qu'il y en aient 2 dans la même classe?? pas un hasard pour moi!

- certains disent qu’il ne faut pas dépasser 6 minutes de communication par jour, d’autres scientifiques disent qu’il faut tout bonnement les supprimer de sa vie mais tous s’accordent à dire que c’est EXTREMEMENT DANGEUREUX pour le cerveau des enfants et des ados, le cerveau humain n'étant "fini" que vers 20/25 ans…

- Jean Marie Pelt expliquait en octobre 2007 que les téléphones  portables sont composés  de tantale (ou coltan), "un minerai qui a pris une valeur colossale parce qu'il est nécessaire à la fabrication des ordinateurs et des téléphones portables"; Les 2 plus gros producteurs sont le Brésil et l'Australie, "mais ils ne peuvent plus répondre à une demande qui augmente à la vitesse à laquelle nous consommons les ordinateurs et les tél portables". Donc, "on exploite le tantale dans des conditions lamentables en République démocratique du Congo (...) Les mines s'effondrent sur les mineurs, il y a des quantité de morts... C'est dramatique, mais on tire du coltan. Et ce coltan est vendu pour une bonne part sur des marchés parallèles. On le blanchit, comme on blanchit l'argent (...) Ce trafic a amené toute une population extérieure sur les mines. Il faut que ces gens mangent. Alors, ils se nourrissent en grande partie de ce qu'on appelle la "viande de brousse"; ce sont des singes, que l'on tue, et en particulier des grands primates, des gorilles. Ce sont des okapis, que l'on tue aussi.
Il y a donc un rapport tout à fait surprenant entre nos téléphones portables et nos gorilles."

- je ne vous parle même pas des autres matériaux qui entrent dans la fabrication de nos portables: ils sont hautement polluants et ingérables au niveau du recyclage!

- pour des personnes pronant la simplicité volontaire, c'est plutôt sympa de revenir aux vraies valeurs: on s'appelle rapidement sur le fixe pour se fixer un RV, où là, on pourra prendre le temps de se voir et se parler... communiquer vraiment!

Bon… ce qui est sûr, c’est que :
- mon cerveau est presque aussi important que celui de mes enfants...
- mes enfants ont interdiction formelle d'y toucher
- je le garde fermé toute la journée et ne l’ouvre que le soir pour récupérer mes messages: les copines, vous êtes prévenues!
- je ne m’en sers plus qu’en cas de force majeur et préfère les textos (urgence nourrice par ex)
- je vais apprendre à m'en passer pour être "clean" pour:
- les prochaines résolutions de début d'année: on arrête le portable! (ça me laisse 8 mois, ça ira) Car comment être crédible vis à vis des enfants si je continue?

Je ne suis pas du genre à « arracher le sparadrap d’un seul coup »… c’est comme pour les additifs alimentaires ! Avant d'être totalement sevrée, je vais restreindre mon utilisation, jusqu'à ne plus en avoir besoin…
Parce l’idée de recevoir des ondes qui abîment mon corps et celui de mes enfants via les antennes relais est déjà assez insupportable comme ça ; je ne vais pas en plus m’infliger moi- même un cancer au cerveau en utilisant un portable dont je peux tout à fait me passer !

Y'a dix ans, sans portable, on vivait comment? Plutôt bien, non?
Ouf! Heureusement, il reste les cabines dans la rue... ça va me rappeler ma jeunesse!

Hélène

PS: je vous recommande la lecture de: "Téléphone portable, comment se protéger?" et de "Les jeunes et le portable: Alzeimer à 35 ans?" deux ouvrages écrits par la journaliste scientifique Annie Lobé.

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Dimanche 27 avril 2008

Suite à mon interrogation sur le voyage et pour trouver une façon de partir en vacances avec mon ami Laurent, je me suis un peu plus penchée sur les alternatives qui existaient.

Et je suis tombée sur un article dans le magazine Elle , un magazine très pointu en matière de décroissance, qui présentait le woofing.
Tout ça est très nouveau pour moi, mais (si c'est dans le Elle !) et d'après ce que j'ai compris, ça a l'air d'exister depuis déjà pas mal d'années.

Le principe du woofing a commencé dansles années 70 en Angleterre.
Nouvelle Zélande, Australie, Chine, France, Italie,... le woofing semble s'être développé un peu partout dans le Monde depuis.


Woof signifie "Willing Worker on Organic Farms", soit, si je traduis correctement "travailleurs volontaires dans des fermes bio".
Dans le Woofing, il y a les woofers et les hôtes.
Les woofers partent passer plusieurs semaines dans une ferme biologique en partageant le quotidien des hôtes.

Pas d'échange d'argent entre woofers et hôtes, juste un "enrichissement humain".
On vous accueille, on vous loge et on vous nourrit et en échange vous aidez aux travaux de l'exploitation.
Du coup on apprend plein de choses sur les plantes, les engrais bios, le compostage... bref on doit en revenir avec la main et la conscience un peu plus verte.

En tout cas ça à l'air bien sympa et ça donne pas mal d'idées pour les prochaines vacances.
Il y a quelques retours d'expériences sur
www.bioeco.org et + d'infos sur www.wwoof.org


Clémence

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Jeudi 24 avril 2008
Je viens d'acheter "Additifs alimentaires: le guide pour ne plus vous empoisonner" de Corinne Gouget. Ce livre est tout petit et se glisse facilement dans le sac à main, pour l'avoir toujours avec soi quand on fait les courses... c'est super pratique!
Les additifs sont classés en 3 couleurs: verts (ok), oranges (ne pas en abuser) et rouges (attention/ à éviter/ à éviter à tout prix.) Ils sont classés tout dabord par numéros, du E100 (CURCUMINE, classé vert: "colorant jaune d'origine végétale, inoffensif à ce jour") au E1520 (PROPYLENE GLYCOL, classé rouge: " additif connu sous le nom d'anti-gel, interdit dans les aliments pour chiens et chats. Toujours utilisé dans nos aliments (margarines, beurres,etc) nos cosmétiques et nos médicaments." Beurk!...
A la fin du livre, après quelques articles, les mêmes additifs sont classés par ordre alphabétique, c'est donc super rapide pour les retrouver sur les étiquettes (ces additifs sont tantôt écrits en lettres, tantôt en chiffres, pour mieux nous perdre...)

Du coup, depuis une semaine, je passe mon temps à le lire dans la cuisine... ça tombe bien, c'est les vacances et ma fille (bientôt 8 ans) s'est prise de passion pour la fouille systématique des placards... On a déjà jeté pas mal de produits, des bouillons cubes au quatre-quart, en passant par les chewing-gums...
Et son père de passer par là en disant:
- Alors, les filles, ça décroît encore dans la cuisine?
- Ben, c'est pas facile...
- Mais si maman: allez, on jette!

Je dois dire que c'est particulièrement douloureux pour moi de jeter de la nourriture... j'ai donc conclu un accord avec ma fille, qui ne veut rien garder de ce qui est en rouge: on ne jette que ce qui est "à éviter " et "à éviter à tout prix" ou ce qui n'est pas vraiment nécessaire (les chewing-gums). Pour le reste, on n'en rachètera plus... Il nous faudra beaucoup de volonté car il y a des additifs "rouges" dans presques TOUS les produits et le magasin bio est un peu loin...
Ma fille: "pas grave, on mangera plus de chips!"

Le premier soir, elle m'a même demandé pour "histoire du soir" de lui lire les pires passages du guide des additifs alimentaires parce que "ça fait encore plus peur qu'une histoire de fantômes... ça fait plus peur que n'importe quoi!"

Les pires additifs étant:
1/ l' ASPARTAME (E951): édulcorant de synthèse utilisé dans plus de 6.000 produits alimentaires. Selon le spécialiste mondial de l'aspartame, le Dr. Roberts "l'aspartame est un véritable poison." C'est un produit neurotoxique (=qui détruit le système nerveux) pouvant provoquer plus de 92 symptômes allant du simple mal de tête au cancer du cerveau (la liste est reconnue aux USA par la très sévère Food and Drug Administration depuis 1995.) A lire
ici en anglais les études de ces 2 dernières années sur le sujet.

2/ et le GLUTAMATE (E621) ou GMS: exhausteur de goût de synthèse utilisé dans des milliers de produits alimentaires tels que les soupes en sachets, de nombreuses chips, les plats préparés, etc. Additif neurotoxique qui a la capacité de détruire les neurones du cerveau très rapidement. Le glutamate détruit aussi d'autres cellules dans notre corps et aggrave les cancers en amplifiant les tumeurs.


Bon appétit et bonne santé!

Hélène

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Samedi 19 avril 2008
Le clan du néon: une bande de jeunes (un peu partout en France) qui dans un esprit très festif et néanmoins militant, éteignent les néons restés allumés la nuit alors que les commerces sont fermés depuis plusieurs heures... Il ne s'agit pas d'éteindre le néon du café resté ouvert ou de la pharmacie de garde, mais de faire la chasse au gaspi!
Ils se filment (
ma vidéo préférée est ici) et on peut les voir quasiement faire la fête avec des perruques fluos, tout en militant de façon très active pour l'environnement.

En effet, ces néons consomment une quantité importante d'énergie: dans le contexte actuel de raréfaction des ressources, veut-on de cet impact écologique désastreux? Veut-on vraiment des centrales nucléaires pour produire de l'électricité qui ne servira à... rien (faire de la pub la nuit?) ...ni à personne (qui regarde les néons entre minuit et 6h?)
Ca tombe bien:
réglementer la pollution lumineuse, c'est l'engagement n° 75 du Grenelle de l'environnement...
De plus, la facture annuelle d'électricité liée au néon seul représente quelques centaines d'euros... soit des centaines de milliers d'euros gaspillés pour une grande ville comme Paris. Quelle honte en ces temps de restriction...
Enfin, la pollution lumineuse nous empêche de voir les étoiles en ville et de profiter de la voie lactée. Le site
Avex propose des cartes de France à imprimer (magnifiques) montrant la répartition de la pollution lumineuse sur tout le territoir français.
Je ne vous parle même pas de la pollution du néon en lui-même, de la fabrication au recyclage.
Et je rajouterai: un peu moins de pub, c'est toujours ça de pris quand on a décidé de ne plus rien acheter pendant un an! (des fois que je me promène à 3h du matin...et que je me laisse encore attraper par la pub.)

Bon, tout ça me donne des idées  et je sens qu'on va bien s'amuser:
- Dis, chéri, qu'est-ce qu'on fait ce soir?
- Ben, on prend la bbsitter et on va au cinéma...
- Et si on allait faire un tour en centre ville plutot... au millieu de la nuit par exemple... on se mettrait des perruques de clowns et tu me ferais la courte échelle... ça serait plus fun qu'un cinoche, non?
- Quoi???


Hélène

"Il est grand temps de rallumer les étoiles" nous dit Guillaume Appollinaire... Alors allons-y!





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Jeudi 17 avril 2008

Au cours de soirées, j’ai souvent la même discussion avec mon ami Laurent.


Cet ami adore voyager. 
Il part plusieurs fois par an en vacances à l’étranger.
Il part quelques jours ou quelques semaines.
Europe, Afrique, Amérique latine… Soleil, montagne, steppe… Très bien.


Mais j’en finis toujours par lui poser la même question.
Ou plutôt j’en finis toujours par l’accuser.
« Est-ce que finalement tu ne consommes pas le voyage comme d’autres consomment des vêtements ou des jeux de wii ? » dit sur le ton du je-fais-style-que-je-te-pose-une-question, mais-en-fait-j’ai-déjà-un-avis.


Et comme Laurent est très loin d’être idiot, il a des arguments :
« Attends découvrir d’autres cultures ce n’est pas comme jouer à un jeu vidéo »
« Je voyage souvent certes mais je voyage à la roots – camping et auberges de jeunesse »
« Je pars très régulièrement c’est vrai, mais moi je ne m’achète pas 6 sacs à main par an »

Et comme c’est mon ami et que je ne veux pas que nous nous engueulions, la discussion s’en arrête souvent là.

Mais pourtant je ne peux pas m’empêcher de faire le parallèle :
- On frime sur les destinations où on est parti - d’autres le font sur les marques qu’ils portent
On multiplie les départs grâce à des offres low cost – d’autres font les destockages de grands
créateurs
- On appartient au club de « Ceux qui aiment le voyage » - d’autres font partie de celui des « Fans de shopping »

Bon…Je dois avouer ici que je consomme très peu de voyage avant tout parce que j’ai peur en avion…
Mais quand même est ce que le voyage ne peut-il pas être à un moment surconsommé ?...
 

Clémence


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Samedi 12 avril 2008
On achète en brocante et on fait des échanges et des dons,
on reçoit des dons de la famille et des amis,
on fait durer les objets jusqu'à la corde et on les recycle,
on éteind la lumière quand on quitte une pièce, on prend des douches, des ampoules basse consommation,
on prend le vélo, le métro, le bus,
on suit fébrilement les débats sur les OGM,
on lit Compact et on laisse des commentaires,
on lit un certaine presse,
on découvre d'autres choses sur la simplicité volontaire et la décroissance (voir la liste des liens...),
on bosse moins pour profiter des gamins,
on cybermilite,
on milite tout court, on tracte, on fait signer des pétitions,

on soigne nos enfants par homéopathie,
on prend des tisanes au miel pour le mal de gorge,
on lave la maison sans phosphates grâce
aux recettes de Raffa,
on composte dans le jardin,
on trie tout à la maison...

... et après, comme dirait mon copain: "On mange des chips en buvant du coca et en regardant une vieille K7 de Rambo, parce que faire tout bien... au bout d'un moment, c'est fatigant!"

Moi, je n'aime ni le coca, ni Rambo (ni la télé en général...), alors ça va...
Par contre, j'ai un problème de "décroissance interne" à la maison: impossible de jeter mes vieux trucs, des fois que ça serve encore un petit peu, on ne sait jamais, hein?...
Bon, chacun ses vices...
Et vous, c'est quoi votre vice anti-décroissance?

Hélène




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Mercredi 9 avril 2008

L’autre jour, au détour d’une rue, j’ai été prise d’une furieuse envie d’une paire de chaussures entraperçue dans la vitrine d'une petite boutique.

 


Cette furieuse envie m’a furieusement tenue au corps dans les jours qui ont suivi.

Et même si aujourd’hui je ferme les yeux dessus, je crois qu’elle peut revenir très vite.

 

Pour lutter contre, je n’avais pas 10 000 solutions.

Plutôt que de me poser la fameuse question « Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? »… Question aussi inutile qu’on en connaît d’avance la réponse…J’ai choisi cette fois-ci d’opter pour le « Mais-comment-que-ça-se-fait que tu en aies vraiment envie ? »

 

Comment ça se fait que j’ai envie d’une paire de chaussures que je ne connaissais pas il y a encore quelques semaines ?

1er élément de réponse « Parce qu’elles sont sur les étalages de plusieurs magasins »

2ème élément de réponse « Parce qu’elles sont sur les pages de plusieurs magazines »

3ème élément de réponse « Parce qu’elles sont sur les pieds de quelques stars ultra tendance »

 

…Aurais-je donc été une cible?…

 
Clémence
(et Judith)


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Lundi 7 avril 2008
Pour fêter les AMAP, ces associations de maintien de l'agriculture paysanne, rien de tel que l'adhésion. Seulement voilà, depuis deux ans déjà, ces associations sont prises d'assaut et, en Ile de France, les listes d'attente s'allongent inexorablement. En général, ces associations ont pour but de mettre directement en relation un producteur (maraîcher, fromager, éleveur, ...) avec ses clients.

Je signale simplement que le première Fête des Amaps d’île de France aura lieu le samedi 24 mai de 14h à 22 h au
Centre Culturel la Clef, situé 21 rue de la Clef, dans le 5ème arrondissement de Paris. Consulter le tract, ici: http://www.amap-idf.org/fetedesamaps

On peut aussi, tous les deuxièmes samedis de chaque mois, s'initier à des pratiques écolos, dans le cadre d'un atelier gratuit organisé au Moulin à café, 9 place de la Garenne, dans le 14ème arrondissement (métro Pernety, Vélib' à foison). Le prochain rendez vous promet d'être sympa, surtout en ville: le compost et le lombricompostage.

Laure


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Dimanche 6 avril 2008
Alors voilà, Freecycle, ça marche comme ça:
- on s'inscrit ici pour être sur la liste de diffusion de sa ville ou près de chez soi
- on propose quelques objets à donner si on en a
- on reçoit régulièrement par mail des listes d'objets cherchant nouveaux propriétaires pour une seconde vie
- on répond par mail si on désire recevoir gratuitement un ou plusieurs objets...

J'avais déjà bénéficié l'an dernier de dons via Freecycle (un parc de bébé en bois et une chaise-hamac de jardin) mais c'est une amie qui en faisait don (merci Adeline!) et elle est venue elle même me les apporter à la maison: je ne me suis rendu compte de rien!
Par contre, ce week-end, je reçois un mail "Freecycle" avec une liste d'objets avec photos correspondantes. La table ronde en bois avec rallonge centrale (dont je rêve depuis plusieurs années) nous a décidé à aller voir à l'adresse indiquée... Une fois sur place, c'était une véritable caverne d'Alibaba! Tout était à prendre dans l'appartement  qui devait être entièrement vidé en 2 jours (sauf les lithos aux murs...)
Nous sommes repartis avec la table, 2 étagères et plusieurs draps, taies, nappes et serviettes de table - je ne récupère que du textile en coton qui sera lavé à 90°.
Ca a été en fait pour moi un véritable effort de ne pas en prendre plus, tellement c'était tentant... Mais ce n'est pas parce que c'est gratuit qu'on va s'encombrer d'objets - jolis certes - mais dont on n'a pas vraiment besoin...
Ah! décroissance, quand tu nous tiens!

Hélène


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Jeudi 3 avril 2008

Je suis a priori une jeune femme normale et pas forcément très intellectuelle : je lis la presse féminine, je travaille dans les cosmétiques, je sors régulièrement, je regarde la télé et plus particulièrement des séries dans lesquelles machine est sortie avec bidule et bidule habite une maison de rêve. J'aime les habits. J'adore les habits. Et j'en ai plein des habits.

 

Mais y'a quelques temps, je me suis dit « Est-ce encore possible ?»

1/ Est-ce possible d'acheter autant parce que mon équation habits = bonheur ne fonctionne absolument pas de façon proportionnelle...

2/ Est-ce possible d'acheter autant parce que 3 paires de chaussures achetées en solde veut dire qu'au moins 1 restera au fond du placard et au fond du placard y'a personne qui les utilise...

3/ Est-ce possible d'acheter autant parce que ça me prend du temps et à part raconter mes séances shopping du week-end à mes petites collègues le lundi, ben j'ai l'impression de ne plus avoir grand-chose à partager...

 
Et je m'interroge "Est ce que notre identité aujourd'hui est surtout conditionnée par notre consommation?"

Pour l'instant, en consommant moins d'habits, je n'ai pas l'impression d'avoir énormément changé.
Je dois même dire, que oui oui ça va !
Je remets au goût du jour certains vieux vêtements de ma collection, je fais des soirées échange d'habits avec des copines, je recycle des vêtements de ma mère...
C'est comme si j'avais trouvé une nouvelle source de créativité dans cet exercice !


Clémence


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Dimanche 30 mars 2008
Bonjour à tous,

Commençons peu, mais commençons bien. Pour achalander mon garde-manger et mon frigo en produits locaux (et bios si possible), je me suis lancée dans une véritable investigation qui a démarré il y a quatre ans déjà. Ce genre de choses ne s'improvise pas mais cela se construit petit à petit. D'abord, j'ai décidé d'agir surtout sur les produits qui constituent la base de mon alimentation: pain, fromages, légumes, fruits. Je bois du thé vert tous les matins et quelques cafés par jour. N'ayant pas renoncé à ces boissons, je me contente de trouver ce qui vient d'un pays proche, et en tous cas, jamais par avion.

J'ai pris un compas et une carte de France. Basée à Paris, j'ai traçé un cercle de 160 km (mettons 200 pour être plus tranquille) et j'ai assimilé les contours de ce cercle. Blois, Troyes, Dieppe, Reims, ..., Légumes, andouillettes, poissons et crustacés, champagne et vins de la Loire ..., finalement, je n'ai pas besoin de grand chose d'autre!

Plus sérieusement, pour les légumes, je me suis inscrite à l'association des Paniers du Val de Loire (http://www.lespaniersduvaldeloire.fr/). Ce n'est pas tout à fait une AMAP mais le résultat est un peu le même: disons qu'une fois par semaine, je reçois un panier de légumes et de fruits de saison (12,50 euros). Ils sont produits par des maraîchers, des structures ou des producteurs tous issus du Val de Loire, autour de Blois (160 km).

Pour le pain, j'ai eu beaucoup de chance, par exemple, de rencontrer un certain William qui travaille à la Ferme de la Carrière (http://www.fermedelacarriere.com/), en Seine et Marne. Là-bas, on y fait pousser des céréales bios, et on fabrique un pain exquis, livré lui aussi sur Paris. Pour 5 euros hebdomadaires, je dispose d'une boule de pain semi-complète d'1 kilo qui dure la semaine. Jamais dur, ce pain est d'une rare splendeur gustative. Je vous invite tous à aller vous promener à la ferme, qui organise parfois des journées portes ouvertes avec des ateliers pain à la clef.

Pour les fromages, la Savoyarde d'origine que je suis use d'un subterfuge. Mon travail me permet et me contraint à bouger souvent: j'achète les fromages sur place. Je vais visiter ma famille en Rhône-Alpes? Beaufort, Tome des Bauges, reblochon, gruyère, ... Dès que je croise une fromagerie, je fonce et je fais le plein. Il faut supporter de se traîner des valises lourdes, et parfois odorantes, mais aussi de se priver de certains produits lorsque je suis assignée à résidence. Ces derniers temps, j'étais aux USA, alors question fromages ce n'est même pas la peine d'y penser, mais j'ai ramené des "nuts" du sud. A Noël, en Iran, j'ai fait le plein d'amandes, de pistaches, de fruits séchés (c'est un peu un pays de Cocagne et le fruit séché l'de leurs pêchés mignons)....Et ainsi de suite. Comprenons-nous bien: je ramène beaucoup de bouffe de mes voyages. C'est dit!

Pour les vins que je consomme avec assiduité, idem: je ramène des bouteilles ou des cubis au fil de mes errances, sinon, j'avoue que j'ai du mal à renoncer aux cotes du Rhône dont je raffole pour leur préférer des vins de Loire, de la bière ou du champagne... Les Bourgogne à la limite, mais après c'est mon porte-monnaie qui chougne.

Voilà pour ce que j'appelle mes produits de base. Bien sûr, restent les yaourts, le beurre, l'huile d'olive, le tamari, le soja, le sucre, les jus de fruits, les petits plaisirs chocolatés, les charcuteries, les viandes ou poissons herbivores, ... Je tends vers le régime local bio, cela implique quelques sacrifices, beaucoup de ratés et certains satisfactions.

Petits trucs: j'évite tous les plats préparés, je cuisine moi-même quitte à me contenter de raper des carrottes. J'ai de plus en plus de mal avec les trucs exotiques, la world-food, les restaurants pas bios qui servent des salades niçoises en plein mois de décembre, ... Comme je vous l'ai dit, je rentre d'un périple américain où les limites en matière de nourriture se sont toutes effondrées. Les buffets gargantuesques à volonté coûtent une misère (6 dollars...), la nourriture est omniprésente dans les publicités, sur les panneaux d'affichage, les écrans, ... Sans cesse on stimule votre désir, votre gourmandise, vos envies. Et surtout, on vous signale que rien, pas même l'argent, ne peut s'interposer entre ce désir et la nourriture. Si bien que même les voitures sont conçues pour que l'on puisse y manger ou siroter des calories, sans jamais en sortir.

Nous n'en sommes pas là en France, mais le pays de la bonne chère a aussi du mal à envisager de manger moins -et de faire comme les habitants de l'île d'Hokkaido au Japon et de sortir de table en ayant encore un peu faim.

Laure


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Vendredi 28 mars 2008
 Suite à l'excellent article du Courrier International (du 02 janvier 2008) Tavailler moins pour Gagner moins et Vivre mieux, et plus particulièrement l'article présentant le mouvement The Compact à San Francisco, j'ai tout de suite cherché à en savoir plus sur eux: une bande d'amis en ayant assez de travailler beaucoup pour dépenser trop en objets souvent superflus et polluants...
Quelle joie de savoir que je n'étais pas toute seule à réduire mon temps de travail et surtout ma consommation;  à  n'acheter des objets neufs qu' en dernier recours lorsque que le prêt ou la brocante n'ont rien donné... Non, je n'étais plus toute seule à avoir la nausée quand il faut faire "la corvée des courses" au supermarché, au milieu de toutes ces bidouilles à un euro... qui ont une durée de vie de quelques heures -quelques jours au maximum-  et qui se retrouvent invariablement à la poubelle, pour n'y être que très rarement recyclées...
Je sentais enfin! que d'autres avaient la même réaction que moi: le ras le bol du consommateur!
Mais quelle déception en découvrant la liste des villes et pays membres du mouvement The Compact ayant une liste de diffusion: rien en France, ni dans aucun pays francophone. Alors, pour celui/ celle qui ne lit pas l'anglais, point de salut?...
Voici qui est réparé. Une liste de diffusion en français suivra peut-être, selon la demande... Et pour l'heure, laissez-nous vos commentaires!

Hélène


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Dimanche 23 mars 2008
Dans ce monde hyperactif, il est très très difficile de se contenter de ce que l'on a. "Plus de liens, moins de biens", tel pourrait être notre slogan à scander les jours de braderies le long des rues commerçantes bondées d'acheteurs, de promos et d'objets! Mais avant de manifester dans les rues, notons que ce type de révolution
est d'abord intime, c'est un dégoût physique, un trop plein dans les armoires qui déclenche le ras-le-bol et, pourquoi pas, la remise en cause de tout le système qui sous-tend la société de consommation.
Nous avons tous vécu une expérience révélant l'absence d'esquive à l'achat. L'acte d'achat est, dans biens des cas, devenu obligatoire: pour les appareils électroniques, obsolètes en un rien de temps; pour les vieux machins électriques que personne ne sait plus réparer, ou pour lesquels la réparation s'avère plus cher qu'un achat neuf...

Laure











 

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