Suite à mon interrogation sur le voyage et pour trouver une façon de partir en vacances avec
mon ami Laurent, je me suis un peu plus penchée sur les alternatives qui existaient.
Et je suis tombée sur un article dans le magazine Elle , un magazine très pointu en matière de décroissance, qui présentait le
woofing.
Tout ça est très nouveau pour moi, mais (si c'est dans le Elle !) et d'après ce que j'ai compris, ça a l'air d'exister depuis déjà pas mal d'années.
Le principe du woofing a commencé dansles années 70 en Angleterre.
Nouvelle Zélande, Australie, Chine, France, Italie,... le woofing semble s'être développé un peu partout dans le Monde depuis.
Woof signifie "Willing Worker on Organic Farms", soit, si je traduis correctement "travailleurs volontaires dans des fermes bio".
Dans le Woofing, il y a les woofers et les hôtes.
Les woofers partent passer plusieurs semaines dans une ferme biologique en partageant le quotidien des hôtes.
Pas d'échange d'argent entre woofers et hôtes, juste un "enrichissement humain".
On vous accueille, on vous loge et on vous nourrit et en échange vous aidez aux travaux de l'exploitation.
Du coup on apprend plein de choses sur les plantes, les engrais bios, le compostage... bref on doit en revenir avec la main et la conscience un peu plus verte.
En tout cas ça à l'air bien sympa et ça donne pas mal d'idées pour les prochaines vacances.
Il y a quelques retours d'expériences sur www.bioeco.org et + d'infos sur
www.wwoof.org
Clémence
Au cours de soirées, j’ai souvent la même discussion avec mon ami Laurent.
Cet ami adore voyager.
Il part plusieurs fois par an en vacances à l’étranger.
Il part quelques jours ou quelques semaines.
Europe, Afrique, Amérique latine… Soleil, montagne, steppe… Très bien.
Mais j’en finis toujours par lui poser la même question.
Ou plutôt j’en finis toujours par l’accuser.
« Est-ce que finalement tu ne consommes pas le voyage comme d’autres consomment des vêtements ou des jeux de wii ? » dit sur le ton du
je-fais-style-que-je-te-pose-une-question, mais-en-fait-j’ai-déjà-un-avis.
Et comme Laurent est très loin d’être idiot, il a des arguments :
« Attends découvrir d’autres
cultures ce n’est pas comme jouer à un jeu vidéo »
« Je voyage souvent certes
mais je voyage à la roots – camping et auberges de jeunesse »
« Je pars très
régulièrement c’est vrai, mais moi je ne m’achète pas 6 sacs à main par an »
Et comme c’est mon ami et que je ne veux pas que nous nous engueulions, la discussion s’en arrête souvent là.
Mais pourtant je ne peux pas m’empêcher de faire le parallèle :
- On frime sur les destinations où
on est parti - d’autres le font sur les marques qu’ils portent
- On multiplie les
départs grâce à des offres low cost – d’autres font les destockages de grands
créateurs
- On appartient au club de « Ceux qui aiment le voyage » - d’autres
font partie de celui des « Fans de shopping »
Bon…Je dois avouer ici que je consomme très peu de voyage avant tout parce que j’ai peur en avion…
Mais quand même est ce que le voyage ne peut-il pas être à un moment surconsommé ?...
Clémence
L’autre jour, au détour d’une rue, j’ai été prise d’une furieuse envie d’une paire de chaussures entraperçue dans la vitrine d'une petite
boutique.
Cette furieuse envie m’a furieusement tenue au corps dans les jours qui ont suivi.
Et même si aujourd’hui je ferme les yeux dessus, je crois qu’elle peut revenir très vite.
Pour lutter contre, je n’avais pas 10 000 solutions.
Plutôt que de me poser la fameuse question « Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? »… Question aussi inutile qu’on en connaît
d’avance la réponse…J’ai choisi cette fois-ci d’opter pour le « Mais-comment-que-ça-se-fait que tu en aies vraiment envie ? »
Comment ça se fait que j’ai envie d’une paire de chaussures que je ne connaissais pas il y a encore quelques semaines ?
1er élément de réponse « Parce qu’elles sont sur les étalages de plusieurs magasins »
2ème élément de réponse « Parce qu’elles sont sur les pages de plusieurs magazines »
3ème élément de réponse « Parce qu’elles sont sur les pieds de quelques stars ultra tendance »
…Aurais-je donc été une cible?…
Clémence
(et Judith)
Je suis a priori une jeune femme normale et pas forcément très intellectuelle : je lis la presse féminine, je travaille dans les
cosmétiques, je sors régulièrement, je regarde la télé et plus particulièrement des séries dans lesquelles machine est sortie avec bidule et bidule habite une maison de rêve. J'aime les habits. J'adore les habits. Et j'en ai plein des habits.
Mais y'a quelques temps, je me suis dit « Est-ce encore possible ?»
1/ Est-ce possible d'acheter autant parce que mon équation habits = bonheur ne fonctionne absolument pas de façon
proportionnelle...
2/ Est-ce possible d'acheter autant parce que 3 paires de chaussures achetées en solde veut dire qu'au moins 1 restera au fond du placard et au
fond du placard y'a personne qui les utilise...
3/ Est-ce possible d'acheter autant parce que ça me prend du temps et à part raconter mes séances shopping du week-end à mes petites collègues
le lundi, ben j'ai l'impression de ne plus avoir grand-chose à partager...
Et je m'interroge "Est ce que notre identité aujourd'hui est surtout conditionnée par notre consommation?"
Pour l'instant, en consommant moins d'habits, je n'ai pas l'impression d'avoir énormément changé.
Je dois même dire, que oui oui ça va !
Je remets au goût du jour certains vieux vêtements de ma collection, je fais des soirées échange d'habits avec des copines, je recycle des vêtements de ma mère...
C'est comme si j'avais trouvé une nouvelle source de créativité dans cet exercice !
Clémence