Compact répond à vos questions... (2ème épisode)
Voici, comme promis, la suite de la rubrique "Compact répond aux questions du public et des journalistes."
La question: " Ne plus acheter de neuf, n'est-ce pas trop difficile?" (et sa variante "quand même, ça doit être dur, non?") m'a été systématiquement posée par tous les journalistes (sauf France Culture, peut-être.)
C'est une question qui m'amuse, ça prouve à quel point la Simplicité Volontaire interpelle; les journalistes entrent là dans un monde inconnu... comme si on ne pouvait se définir ou être heureux qu'en consommant!
Alors voilà, pour moi, la réponse est non: ça n'est pas du tout difficile d'arrêter de surconsommer! Au début, parce que j'étais super motivée pour ne pas alourdir mon empreinte écologique sur la terre et faire ce qui me semble bon pour la planète, et très rapidement, je me suis rendue compte que la vie est plus facile et plus simple ainsi, et donc c'est bon pour moi aussi.
Passer du temps en dehors des supermarchés et autres centres commerciaux (je fais mes courses en caddie près de chez moi et n'y achète que l'essentiel) et surtout ne pas me poser la question "qu'est-ce que je vais m'acheter maintenant?" me libère un temps précieux pour d'autres activités beaucoup plus interessantes.
A partir du moment où j'ai des activités dans la vie qui me satisfont et me "remplissent", je n'ai pas besoin de remplir ma maison avec des objets qui me seront inutiles (puisque j'ai déjà tout ce qu'il me faut d'essentiel.)

Si j'ai parfois encore des pulsions d'achat (de plus en plus rarement, personne n'est parfait! ça m'arrive une fois tous les x mois...) je me rabas sur les brocantes ou les boutiques d'occasions: mon petit plaisir va encombrer la maison, certes, mais au moins, c'est recyclé... il m'arrive aussi d'essayer de fabriquer l'objet de tous mes désirs, ça n'est pas toujours très réussi, mais au moins j'ai passé un bon moment en m'amusant!
(Ci-contre, un calendrier de l'avant en tissus, qui fera plusieurs années... et qui sert de menus rangements en dehors du mois de décembre.)
Je pense que la consommation est comme une drogue: c'est quelque chose de destructeur, et soit on ne s'en sort pas et on est toujours malheureux et insatisfait, soit on fini par s'en passer avec de la volonté au départ, l'aide des proches éventuellement, et le fait de se rendre compte assez rapidement que c'est mieux pour soi! Pour la santé, le moral, pour l'idée que l'on se fait de soi-même...
Etant prof en maternelle, je suis toujours étonnée des premières phrases des enfants. Invariablement, c'est:
"Maman m'a acheté...des baskets roses... un tee shirt spiderman... "
Déjà à 2ans 1/2 - 3 ans, leurs premiers mots en classe tournent autour de la consommation. Je comprends pourquoi c'est si difficile pour certains adultes de se libérer de l'acte d'achat... Ca a fait partie de leurs première envie de communication!
Quand on me pose la question: "pas trop dur de ne plus rien acheter?" invariablement, je réponds: "Non! Ce qui est vraiment difficile pour moi, c'est de ranger la maison et de la désencombrer..." Car même en n'achetant plus d'objets neufs, et en offrant régulièrement mes objets sur Freecycle, aux amis, en faisant des grands dons, en vendant en brocante... j'ai toujours trop de "trucs" inutiles qui m'encombrent.
Hélène
La question: " Ne plus acheter de neuf, n'est-ce pas trop difficile?" (et sa variante "quand même, ça doit être dur, non?") m'a été systématiquement posée par tous les journalistes (sauf France Culture, peut-être.)
C'est une question qui m'amuse, ça prouve à quel point la Simplicité Volontaire interpelle; les journalistes entrent là dans un monde inconnu... comme si on ne pouvait se définir ou être heureux qu'en consommant!
Alors voilà, pour moi, la réponse est non: ça n'est pas du tout difficile d'arrêter de surconsommer! Au début, parce que j'étais super motivée pour ne pas alourdir mon empreinte écologique sur la terre et faire ce qui me semble bon pour la planète, et très rapidement, je me suis rendue compte que la vie est plus facile et plus simple ainsi, et donc c'est bon pour moi aussi.
Passer du temps en dehors des supermarchés et autres centres commerciaux (je fais mes courses en caddie près de chez moi et n'y achète que l'essentiel) et surtout ne pas me poser la question "qu'est-ce que je vais m'acheter maintenant?" me libère un temps précieux pour d'autres activités beaucoup plus interessantes.
A partir du moment où j'ai des activités dans la vie qui me satisfont et me "remplissent", je n'ai pas besoin de remplir ma maison avec des objets qui me seront inutiles (puisque j'ai déjà tout ce qu'il me faut d'essentiel.)

Si j'ai parfois encore des pulsions d'achat (de plus en plus rarement, personne n'est parfait! ça m'arrive une fois tous les x mois...) je me rabas sur les brocantes ou les boutiques d'occasions: mon petit plaisir va encombrer la maison, certes, mais au moins, c'est recyclé... il m'arrive aussi d'essayer de fabriquer l'objet de tous mes désirs, ça n'est pas toujours très réussi, mais au moins j'ai passé un bon moment en m'amusant!
(Ci-contre, un calendrier de l'avant en tissus, qui fera plusieurs années... et qui sert de menus rangements en dehors du mois de décembre.)
Je pense que la consommation est comme une drogue: c'est quelque chose de destructeur, et soit on ne s'en sort pas et on est toujours malheureux et insatisfait, soit on fini par s'en passer avec de la volonté au départ, l'aide des proches éventuellement, et le fait de se rendre compte assez rapidement que c'est mieux pour soi! Pour la santé, le moral, pour l'idée que l'on se fait de soi-même...
Etant prof en maternelle, je suis toujours étonnée des premières phrases des enfants. Invariablement, c'est:
"Maman m'a acheté...des baskets roses... un tee shirt spiderman... "
Déjà à 2ans 1/2 - 3 ans, leurs premiers mots en classe tournent autour de la consommation. Je comprends pourquoi c'est si difficile pour certains adultes de se libérer de l'acte d'achat... Ca a fait partie de leurs première envie de communication!
Quand on me pose la question: "pas trop dur de ne plus rien acheter?" invariablement, je réponds: "Non! Ce qui est vraiment difficile pour moi, c'est de ranger la maison et de la désencombrer..." Car même en n'achetant plus d'objets neufs, et en offrant régulièrement mes objets sur Freecycle, aux amis, en faisant des grands dons, en vendant en brocante... j'ai toujours trop de "trucs" inutiles qui m'encombrent.
Hélène
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