L'appel du vide! (l'invité-e du vendredi, 1ère)
Nous innovons ici avec "Les invités du vendredi"... Si vous aussi, vous avez envie de nous faire partager vos expériences de simplicité volontaire ou vos réflexions sur la décroissance, laissez-nous vos coordonnées via un commentaire...
Voici donc l'expérience de Nathalie, rencontrée lors de notre 1er pique-nique S.V./ Grand Don, et son appel du vide:
Au commencement, il ne s’agissait ni de simplicité volontaire, ni de désencombrement, plutôt d’une propension à étouffer rapidement et son corollaire, un besoin d’espace.
Assortie de quelques déménagements successifs et rapprochés, cette petite « névrose » s’est manifestée d’abord par une volonté inconsciente de ne pas trop encombrer mon appartement… au point qu’il arrive encore parfois qu’on me demande si je viens d’emménager (alors que je vis désormais dans le même appartement depuis 13 ans !)
L’envie d’en avoir de moins en moins est venue plus récemment. Était-il vraiment nécessaire de conserver chez moi des livres, des objets, des vêtements… dont je ne me servais pas – plus -, dont je n’avais pas vraiment besoin.
J’avais de temps à autre participé à des vide-greniers dans mon quartier ou ailleurs ou déposé des affaires dans un dépôt-vente dont j’appréciais la responsable. Mais j’avais à présent envie de passer à la vitesse supérieure et de m’inscrire dans une autre démarche.
Depuis quelques temps déjà, je m’intéressais au concept de simplicité volontaire, lisais La décroissance et rêvais d’ascèse.
Aussi, au début de cette année 2008, forte des manifestations de grand don qui s’étaient tenues à Paris, j’ai commencé à organiser ce que j’ai baptisé Mon grand déballage.
De quoi s’agissait-il ?
1) de constituer une liste de diffusion de mes ami(e)s et connaissances ;
2) d’élaborer à partir de simples fichiers word de petits montages composés d’un descriptif et de la photo de ce que je voulais donner (vaisselle, objets, livres) ;
3) de les leur envoyer ;
4) avant de distribuer aux intéressé(e)s ce dont ils avaient l’utilité (ou envie, c’est pas interdit !)
Conclusion : ça a très bien marché ! J’ai fait du vide chez moi et des heureux autour de moi !
Les rares choses que je n’ai pas réussi à donner, je les ai déposées sur le site GoodUse et ai, à cette occasion, rencontré de nouvelles personnes fort sympathiques…
Depuis peu, je me suis inscrite à la liste de diffusion de Freecycle (une liste dans chaque grande ville/région) et continue peu à peu à me séparer des objets ou autres biens matériels dont je n’ai plus l’usage.
Un texte très intéressant de Mark A. Burch sur le désencombrement a accompagné ma réflexion.
Point de prosélytisme dans ma démarche, juste l’envie de me détacher des choses (j’ai encore du chemin à parcourir !) pour m’en tenir à l’essentiel…
Les enseignements? (enfin, à mon sens)
1) le luxe, c’est l’espace, pas l’accumulation ;
2) avant d’acheter quelque chose, je me demande si j’en ai vraiment besoin. Ne vais-je pas m’encombrer de nouveau ? J’ai d’ailleurs renoncé à acheter des livres pour moi pour les emprunter à la bibliothèque ;
3) je recycle plus que jamais : j’offre, je donne, je ne jette plus ce qui peut encore servir. Je limite ainsi mes déchets ;
4) je partage sur le sujet avec des amis, des collègues, les « inconnus » de Freecycle et constate avec plaisir que cette démarche de recyclage se développe (même si elle continue – aussi – de faire sourire) ;
5) le souci de désencombrer est moins prégnant. Le « ça peut servir ! » reste – me semble-t-il – très ancré dans les mentalités. Sur le sujet, le texte de Burch est très instructif et aidant.
6) Il me reste encore beaucoup à travailler et suis preneuse de toutes vos expériences ;-)
Nathalie P
Voici donc l'expérience de Nathalie, rencontrée lors de notre 1er pique-nique S.V./ Grand Don, et son appel du vide:
Au commencement, il ne s’agissait ni de simplicité volontaire, ni de désencombrement, plutôt d’une propension à étouffer rapidement et son corollaire, un besoin d’espace.
Assortie de quelques déménagements successifs et rapprochés, cette petite « névrose » s’est manifestée d’abord par une volonté inconsciente de ne pas trop encombrer mon appartement… au point qu’il arrive encore parfois qu’on me demande si je viens d’emménager (alors que je vis désormais dans le même appartement depuis 13 ans !)
L’envie d’en avoir de moins en moins est venue plus récemment. Était-il vraiment nécessaire de conserver chez moi des livres, des objets, des vêtements… dont je ne me servais pas – plus -, dont je n’avais pas vraiment besoin.
J’avais de temps à autre participé à des vide-greniers dans mon quartier ou ailleurs ou déposé des affaires dans un dépôt-vente dont j’appréciais la responsable. Mais j’avais à présent envie de passer à la vitesse supérieure et de m’inscrire dans une autre démarche.
Depuis quelques temps déjà, je m’intéressais au concept de simplicité volontaire, lisais La décroissance et rêvais d’ascèse.
Aussi, au début de cette année 2008, forte des manifestations de grand don qui s’étaient tenues à Paris, j’ai commencé à organiser ce que j’ai baptisé Mon grand déballage.
De quoi s’agissait-il ?
1) de constituer une liste de diffusion de mes ami(e)s et connaissances ;
2) d’élaborer à partir de simples fichiers word de petits montages composés d’un descriptif et de la photo de ce que je voulais donner (vaisselle, objets, livres) ;
3) de les leur envoyer ;
4) avant de distribuer aux intéressé(e)s ce dont ils avaient l’utilité (ou envie, c’est pas interdit !)
Conclusion : ça a très bien marché ! J’ai fait du vide chez moi et des heureux autour de moi !
Les rares choses que je n’ai pas réussi à donner, je les ai déposées sur le site GoodUse et ai, à cette occasion, rencontré de nouvelles personnes fort sympathiques…
Depuis peu, je me suis inscrite à la liste de diffusion de Freecycle (une liste dans chaque grande ville/région) et continue peu à peu à me séparer des objets ou autres biens matériels dont je n’ai plus l’usage.
Un texte très intéressant de Mark A. Burch sur le désencombrement a accompagné ma réflexion.
Point de prosélytisme dans ma démarche, juste l’envie de me détacher des choses (j’ai encore du chemin à parcourir !) pour m’en tenir à l’essentiel…
Les enseignements? (enfin, à mon sens)
1) le luxe, c’est l’espace, pas l’accumulation ;
2) avant d’acheter quelque chose, je me demande si j’en ai vraiment besoin. Ne vais-je pas m’encombrer de nouveau ? J’ai d’ailleurs renoncé à acheter des livres pour moi pour les emprunter à la bibliothèque ;
3) je recycle plus que jamais : j’offre, je donne, je ne jette plus ce qui peut encore servir. Je limite ainsi mes déchets ;
4) je partage sur le sujet avec des amis, des collègues, les « inconnus » de Freecycle et constate avec plaisir que cette démarche de recyclage se développe (même si elle continue – aussi – de faire sourire) ;
5) le souci de désencombrer est moins prégnant. Le « ça peut servir ! » reste – me semble-t-il – très ancré dans les mentalités. Sur le sujet, le texte de Burch est très instructif et aidant.
6) Il me reste encore beaucoup à travailler et suis preneuse de toutes vos expériences ;-)
Nathalie P
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