Un québécois s'essaie à la S.V.: témoignage
- ne plus rien acheter de neuf
- manger bio et local, pour toute son alimentation (exit le café, le sucre, et j'en passe!)
Et comme Marc est un accro du shopping et du restaurant, cela donne un récit assez drôle de ses déboires, au début de l'expérience... et puis petit à petit, on le voit apprendre à cuisiner des légumes bios et locaux (et même trouver ça bon!), réfléchir sur les marques, la télé ("les gens heureux ne regardent pas la télé"... voir "Jour 13"), se mettre au compostage, etc.
Retrouvez toute son expérience ici.Extraits:
Jour 1:
Je m'appelle Marc Allard, je suis journaliste au Soleil, j'ai 26 ans et je suis coupable. Comme bien des Québécois, je vante les vertus de la simplicité volontaire sans faire grand-chose pour sauver la planète. Mais tout ça va changer. Pendant un mois, soit jusqu'au 23 décembre, je promets de contenir l'ardent consommateur en moi: je n'achèterai rien de neuf et je mangerai local et bio. Voici le récit de ma première journée.
Quand j'explique à mon entourage le mois de simplicité volontaire que j'amorce aujourd'hui, tout le monde hoche la tête en faisant semblant de comprendre. Puis, arrive la question qui m'énerve.
«C'est quoi, tu vas te construire une cabane au fond des bois?» Je vous rassure, je n'ai ni l'intention de quitter mon appartement en ville dans le quartier Saint-Jean Baptiste ni mon emploi de journaliste au Soleil.
La simplicité volontaire ne demande pas d'aller s'établir en forêt. C'est un concept assez large qui, en gros, consiste à consommer moins pour vivre mieux, et permettre à la terre de respirer un peu.
Le pape québécois du mouvement, Serge Mongeau, parle des «conséquences négatives de la société d'abondance» et fait aussi référence «à la vie de tous les jours, à la santé, au travail, à l'amour, à la solidarité communautaire, au bonheur, tout cela qui ne s'achète pas ou, quand on croit pouvoir l'acheter, coûte finalement trop cher, car on doit sacrifier le meilleur de sa vie à gagner de quoi le payer»....
Je n'ai peut-être pas autant d'ambitions. Mais pour me botter les fesses en cette période de réchauffement climatique et de crise financière, je me suis lancé deux défis qu'on associe à la simplicité volontaire.
Le premier, venu de la Californie, s'appelle The Compact et exige de ne rien acheter de nouveau, excepté de la nourriture, des médicaments et des bobettes. Le deuxième, issu de la Colombie-Britannique, se nomme The 100 mile diet et exige de ne manger que de la nourriture produite dans un rayon de 100 miles (160 km) autour de chez soi."
Jour 18:
"Manger bio et local pendant un mois, j'avoue, est un défi radical qui ne reflète pas ce que font au quotidien la majorité des «simplicitaires» (c'est leur nom). Et après? La simplicité volontaire, si j'ai bien compris, n'est pas un série de règles fixes, mais un concept qui dit, en gros: «consommez moins, laissez la planète respirer et prenez le temps de vivre un peu».
Bon allez, en ces fêtes de fin d'année, si on a un peu plus de mal à consommer moins, on va au moins manger bio (c'est meilleur au goût!) et ainsi laisser la planète respirer sans pesticides, et puis prendre le temps de vivre, avec ceux qui nous sont chers...
Joyeuses fêtes simples de fin d'année!
Helene
ps: merci à Gérard pour nous avoir déniché ce blog.