L'idée de progrès en décroissance
Progrès individuel?
Leitmotiv qui fait avancer?
Une interview de Vincent Cheynet dans Philosophie (Numéro Décembre 2008 - janvier 2009) a éveillé ma curiosité.
En effet, interrogé sur la crise, le directeur de la publication de La Décroissance affirme que "le capitalisme repose sur une croyance simple : Demain, je gagnerai + qu'aujourd'hui".
Et donc "Demain je serai capable de consommer davantage".
Cette croyance témoigne aussi de ce que recouvre la notion de progrès individuel dans la société capitaliste. Progrès qui passe donc par le + : + d'argent et + d'objets.
C'est vrai qu'en y réfléchissant, beaucoup de comportements dans la société vont dans ce sens.
Certes, tout le monde ne pense pas ainsi.
Pour certains par exemple, la reconnaissance du travail que l'on fait (à petite ou grande échelle) est un élément qui témoigne du progrès individuel.
Mais cette citation de Vincent Cheynet m'a amené à me demander :
Qu'est ce que le progrès en terme de décroissance?
Certes, la croyance en terme de décroissance est facile à identifier de manière générale, globale et collective.
Elle repose sur les :
- Progrès environnementaux car moins de déchets, moins de production, moins de transports.
- Progrès sociaux car + de partage, + de solidarité, + de respect des générations à venir.
Mais - c'est-sans-doute-une-question-très-égoïste-et-je-m'en-excuse, qu'en est-il du progrès individuel?
Et le progrès individuel a-t-il une place dans la décroissance?
En effet, si dans la société capitaliste, je peux me dire "je tends vers le but de demain gagner + pour m'acheter plein de trucs", que peut proposer la société décroissante que nous sommes en train de construire?
A l'évidence "Demain, je consomme mieux et je consomme moins".
Très bien.
Mais encore ?
"Demain je me recentre vers un bonheur qui ne passe pas par l'objet".
Bonheur qui - s'il demande un effort, a le mérite de procurer + de satisfaction.
Bonheur qui - s'il demande une sorte d'investissement initial (temps et motivation), a l'avantage de procurer moins de déception.
Très bien. Très bien.
Mais surtout.
Au final.
Mon progrès individuel tend donc vers un bonheur. Bonheur qui - ne passant pas par un tiers objet - peut avoir comme promesse d'être + réel, + partageable et ....+ durable.
Clémence
NB : Je ne sais pas si tout est très clair, je m'en excuse ! Si vous avez des commentaires qui peuvent aider... N'hésitez pas.
Leitmotiv qui fait avancer?
Une interview de Vincent Cheynet dans Philosophie (Numéro Décembre 2008 - janvier 2009) a éveillé ma curiosité.
En effet, interrogé sur la crise, le directeur de la publication de La Décroissance affirme que "le capitalisme repose sur une croyance simple : Demain, je gagnerai + qu'aujourd'hui".
Et donc "Demain je serai capable de consommer davantage".
Cette croyance témoigne aussi de ce que recouvre la notion de progrès individuel dans la société capitaliste. Progrès qui passe donc par le + : + d'argent et + d'objets.
C'est vrai qu'en y réfléchissant, beaucoup de comportements dans la société vont dans ce sens.
- La fameuse ascension sociale qui a comme indicateur majeur le revenu.
- La progression-même au sein d'une entreprise et le fameux rendez-vous annuel. Rendez-vous qui s'avère intéressant s'il est suivi d'une prime ou augmentation. (A quoi bon savoir que l'on a fait du bon travail, si ce n'est pas pour en être récompensé.... et la récompense pour être valable doit être $$$$).
- Le très populaire "Il a réussi", que ce soit des mamans entre elles, des copines ou des collègues. Quand quelqu'un a réussi, c'est rarement parce qu'il a réussi à baisser sa consommation. Le sous-entendu est bien-entendu $$$$.
Certes, tout le monde ne pense pas ainsi.
Pour certains par exemple, la reconnaissance du travail que l'on fait (à petite ou grande échelle) est un élément qui témoigne du progrès individuel.
Mais cette citation de Vincent Cheynet m'a amené à me demander :
Qu'est ce que le progrès en terme de décroissance?
Certes, la croyance en terme de décroissance est facile à identifier de manière générale, globale et collective.
Elle repose sur les :
- Progrès environnementaux car moins de déchets, moins de production, moins de transports.
- Progrès sociaux car + de partage, + de solidarité, + de respect des générations à venir.
Mais - c'est-sans-doute-une-question-très-égoïste-et-je-m'en-excuse, qu'en est-il du progrès individuel?
Et le progrès individuel a-t-il une place dans la décroissance?
En effet, si dans la société capitaliste, je peux me dire "je tends vers le but de demain gagner + pour m'acheter plein de trucs", que peut proposer la société décroissante que nous sommes en train de construire?
A l'évidence "Demain, je consomme mieux et je consomme moins".
Très bien.
Mais encore ?
"Demain je me recentre vers un bonheur qui ne passe pas par l'objet".
Bonheur qui - s'il demande un effort, a le mérite de procurer + de satisfaction.
Bonheur qui - s'il demande une sorte d'investissement initial (temps et motivation), a l'avantage de procurer moins de déception.
Très bien. Très bien.
Mais surtout.
Au final.
Mon progrès individuel tend donc vers un bonheur. Bonheur qui - ne passant pas par un tiers objet - peut avoir comme promesse d'être + réel, + partageable et ....+ durable.
Clémence
NB : Je ne sais pas si tout est très clair, je m'en excuse ! Si vous avez des commentaires qui peuvent aider... N'hésitez pas.
Publicité