Réclameurs....
Il y a 15 jours, la machine automatique de ma banque était hors service.
Obligée donc d'aller à une autre banque.
Et par la même occasion, obligée de me coltiner les $2,5 supplémentaires car ce n'est pas MA banque.
Dimanche dernier, rebolote.
Le distributeur à billets de nouveau vide... de billets.
Et donc encore $2,5 de frais.
Ok.
Comme tout de même, je suis un peu raleuse, je décide de ne pas en rester là.
Je ne veux pas en rester là car je me dis, si nous sommes 1000 personnes dans mon cas.... au final y'a $2500 qui sont partis comme ça, pour rien.
Je décide donc d'aller "réclamer".
Réclamer n'est jamais un acte très agréable.
Je prends donc mon bon accent français et mon courage, et je vais lundi à ma banque.
On me reçoit.
Je m'explique.
"Je ne sais pas comment ça se passe ici...blablabla...Mais tout de même deux fois de suite.... pas de billets....de votre faute...."
On m'écoute.
Me dit d'attendre.
Il faut voir avec là-haut. La direction.
Dix minutes + tard, on me donne un grand sourire.
"Oui, la direction a accepté votre demande. Nous allons faire une geste et vous recréditer. C'est de notre faute, le distributeur était bloqué."
Humm. Petit sentiment de petite victoire.
Petite satisfaction.
Satisfaction mais néanmoins, en rentrant à vélo, je me disais si c'est de leur faute, si c'est la responsabilité de la banque, alors pourquoi ne nous ont-ils pas automatiquement recrédité ou du moins contacté.
Pourquoi dois-je littéralement réclamer pour non pas obtenir quelque chose mais normaliser?
Pourquoi dois-je moi mettre de l'énergie dans un acte désagréable pour récupérer un dû?
L'exemple que beaucoup ont dû expérimenter est l'arrêt d'un forfait téléphonique.
Tout est fait pour rendre la tâche difficile.
Il faut prévenir 3 mois avant. (Aller savoir pourquoi aux Etats Unis point de 3 mois nécessaires, il suffit d'appeler et tout se fait immédiatement).
Une lettre par recommandé.
Et très souvent votre compte est encore débité.
Il faut donc rappeler.
Passer du temps.
Bref mettre de l'énergie.
Le pire, c'est qu'on pourrait se dire "Oh ils sont débordés".
Oui sans doute sont ils débordés.

Mais certaines entreprises comptent aussi sur notre "découragement".
Pour 1 personne qui va "réclamer", combien ne vont pas le faire ?
Faute d'avoir noté un débit de trop sur leur compte, faute d'avoir le temps, faute d'avoir l'énergie....
Combien vont se dire "je ne vais pas me démener pour 20 euros". Je ne vais pas me démener et me transformer en réclameur.
Car, indrectement, on se retrouver transformé en réclameur, en quémandeur.
Et le pire c'est qu'en nous transformant en réclameur, l'entreprise nous demande également de noter "le geste commercial" lorsqu'elle accepte notre requête.
En gros, elle nous demande de lui dire "merci".
Alors oui Merci.
Merci d'avoir le sens du client essentiellement sur vos affiche 4 par 3.
Merci de ne même pas faire semblant d'avoir d'empathie.
Merci de ne pas avoir le temps de vous soucier vraiment car... vous n'êtes pas là pour ça, tout de même.
Merci en fait de nous prendre pour ce que nous sommes, des consommateurs.
Des vaches à lait qu'il faut traire chaque mois.
Ni plus ni moins.
Clémence
Obligée donc d'aller à une autre banque.
Et par la même occasion, obligée de me coltiner les $2,5 supplémentaires car ce n'est pas MA banque.
Dimanche dernier, rebolote.
Le distributeur à billets de nouveau vide... de billets.
Et donc encore $2,5 de frais.
Ok.
Comme tout de même, je suis un peu raleuse, je décide de ne pas en rester là.
Je ne veux pas en rester là car je me dis, si nous sommes 1000 personnes dans mon cas.... au final y'a $2500 qui sont partis comme ça, pour rien.
Je décide donc d'aller "réclamer".
Réclamer n'est jamais un acte très agréable.
Je prends donc mon bon accent français et mon courage, et je vais lundi à ma banque.
On me reçoit.
Je m'explique.
"Je ne sais pas comment ça se passe ici...blablabla...Mais tout de même deux fois de suite.... pas de billets....de votre faute...."
On m'écoute.
Me dit d'attendre.
Il faut voir avec là-haut. La direction.
Dix minutes + tard, on me donne un grand sourire.
"Oui, la direction a accepté votre demande. Nous allons faire une geste et vous recréditer. C'est de notre faute, le distributeur était bloqué."
Humm. Petit sentiment de petite victoire.
Petite satisfaction.
Satisfaction mais néanmoins, en rentrant à vélo, je me disais si c'est de leur faute, si c'est la responsabilité de la banque, alors pourquoi ne nous ont-ils pas automatiquement recrédité ou du moins contacté.
Pourquoi dois-je littéralement réclamer pour non pas obtenir quelque chose mais normaliser?
Pourquoi dois-je moi mettre de l'énergie dans un acte désagréable pour récupérer un dû?
L'exemple que beaucoup ont dû expérimenter est l'arrêt d'un forfait téléphonique.
Tout est fait pour rendre la tâche difficile.
Il faut prévenir 3 mois avant. (Aller savoir pourquoi aux Etats Unis point de 3 mois nécessaires, il suffit d'appeler et tout se fait immédiatement).
Une lettre par recommandé.
Et très souvent votre compte est encore débité.
Il faut donc rappeler.
Passer du temps.
Bref mettre de l'énergie.
Le pire, c'est qu'on pourrait se dire "Oh ils sont débordés".
Oui sans doute sont ils débordés.

Mais certaines entreprises comptent aussi sur notre "découragement".
Pour 1 personne qui va "réclamer", combien ne vont pas le faire ?
Faute d'avoir noté un débit de trop sur leur compte, faute d'avoir le temps, faute d'avoir l'énergie....
Combien vont se dire "je ne vais pas me démener pour 20 euros". Je ne vais pas me démener et me transformer en réclameur.
Car, indrectement, on se retrouver transformé en réclameur, en quémandeur.
Et le pire c'est qu'en nous transformant en réclameur, l'entreprise nous demande également de noter "le geste commercial" lorsqu'elle accepte notre requête.
En gros, elle nous demande de lui dire "merci".
Alors oui Merci.
Merci d'avoir le sens du client essentiellement sur vos affiche 4 par 3.
Merci de ne même pas faire semblant d'avoir d'empathie.
Merci de ne pas avoir le temps de vous soucier vraiment car... vous n'êtes pas là pour ça, tout de même.
Merci en fait de nous prendre pour ce que nous sommes, des consommateurs.
Des vaches à lait qu'il faut traire chaque mois.
Ni plus ni moins.
Clémence
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