Les "nouveaux rebelles" face à l'épuisement des matières premières
Il paraît que nous sommes des "nouveaux rebelles"... c'est pas moi qui le dit, mais c'est ce soir et demain soir sur France Culture dans l'émission "Surpris par la nuit" de 22h15 à 23h30.
Donc, quand on ne veut plus surconsommer bêtement et réfléchir à l'avenir de la planète et à notre place sur celle-ci, et ben... on est des rebelles...
Moi, j'avais pas vu les choses comme ça, au début: je voulais juste alléger mon empreinte écologique pour rendre la vie plus douce aux générations futures, et me simplifier la vie tout de suite... et puis finallement, ça me va bien, le terme "rebelle". A chaque fois que je fais des tests psycho l'été pour me détendre, je me retrouve inmanquablement cataloguée "rebelle"...
Il faut dire que refuser d'acheter des bricoles inutiles et irréparables, refuser de changer d'ordinateur tous les 2 ans, de changer de garde robe a chaque saison, de prendre l'avion pour les vacances... on est franchement atypiques, et presque dangeureux... aux yeux des politiques et de certains économistes qui disent qu'il faut consommer, parce que c'est bon pour la croissance, et donc: c'est bon pour nous!
Mais, moi, la rebelle, je suis perdue... La terre est-elle donc infinie pour toujours plus de croissance?
Il faut que les économistes m'expliquent comment ils comptent s'y prendre...
Je lis dans "Construire un monde durable" ( le dernier hors série de Sciences et Vie; juin 2008) que les 12 métaux les plus exploités au monde n'en ont plus pour très longtemps... car à force de consommer des matières premières non-renouvellables (ou sur des millions d'années) forcément, il y a un jour où on arrive au bout. Et le bout, c'est pour bientôt...
- 13 années de réserve d'argent (on va pouvoir se passer de bijoux, mais pour l'électricité et l'électronique, ça sera plus dur)
- 17 années de réserve d'or (électronique, médecine dentaire, monnaie... et bijoux)
- 17 années de réserve de zinc (utilisé pour protéger l'acier de l'oxydation: on va faire comment pour construire des immeubles?)
- 22 ans de réserve de plomb (pour la fabrication de batteries)
- 31 ans de réserve de cuivre (construction électrique... je préfère réduire ma consommation maintenant plutôt que de m'éclairer à la bougie pour mes vieux jours!)
- 79 ans de réserve de fer (utilisé pour produire de l'acier, pour fabriquer des machines, des voitures, des poutrelles pour le BTP...)
Voir aussi le site de SOS-Planète, où ils reprennent les données de Sciences et Vie (ce sont les 2 seuls médias à avoir parlé du problème imminent de l'épuisement des richesses...)
Nouvelle rebelle ou juste expérimentant la Simplicité Volontaire, je suis contente d'agir chez moi au quotidien et de promouvoir un autre système de société: je préfère freiner ma consommation d'objets neufs (voire, la stopper) plutôt que de continuer à exploiter nos maigres réserves (car dans ce cas, on fait quoi dans 20 ans sans argent, or, zinc, plomb?...)
Comme Sciences et Vie est à ma tête de lit depuis fin juin, je vous parlerai la prochaine fois des "civilisations à l'épreuve de la durabilité": les peuples qui ont disparu (en gros: suicide écologique par une mauvaise gestion des matières premières) et ceux qui ont survécu grâce à de meilleurs choix dans la gestion des ressources...
A méditer.
Hélène
Donc, quand on ne veut plus surconsommer bêtement et réfléchir à l'avenir de la planète et à notre place sur celle-ci, et ben... on est des rebelles...
Moi, j'avais pas vu les choses comme ça, au début: je voulais juste alléger mon empreinte écologique pour rendre la vie plus douce aux générations futures, et me simplifier la vie tout de suite... et puis finallement, ça me va bien, le terme "rebelle". A chaque fois que je fais des tests psycho l'été pour me détendre, je me retrouve inmanquablement cataloguée "rebelle"...
Il faut dire que refuser d'acheter des bricoles inutiles et irréparables, refuser de changer d'ordinateur tous les 2 ans, de changer de garde robe a chaque saison, de prendre l'avion pour les vacances... on est franchement atypiques, et presque dangeureux... aux yeux des politiques et de certains économistes qui disent qu'il faut consommer, parce que c'est bon pour la croissance, et donc: c'est bon pour nous!
Mais, moi, la rebelle, je suis perdue... La terre est-elle donc infinie pour toujours plus de croissance?
Il faut que les économistes m'expliquent comment ils comptent s'y prendre...
Je lis dans "Construire un monde durable" ( le dernier hors série de Sciences et Vie; juin 2008) que les 12 métaux les plus exploités au monde n'en ont plus pour très longtemps... car à force de consommer des matières premières non-renouvellables (ou sur des millions d'années) forcément, il y a un jour où on arrive au bout. Et le bout, c'est pour bientôt...
(ici, une mine d'or au brésil)
- 13 années de réserve d'argent (on va pouvoir se passer de bijoux, mais pour l'électricité et l'électronique, ça sera plus dur)
- 17 années de réserve d'or (électronique, médecine dentaire, monnaie... et bijoux)
- 17 années de réserve de zinc (utilisé pour protéger l'acier de l'oxydation: on va faire comment pour construire des immeubles?)
- 22 ans de réserve de plomb (pour la fabrication de batteries)
- 31 ans de réserve de cuivre (construction électrique... je préfère réduire ma consommation maintenant plutôt que de m'éclairer à la bougie pour mes vieux jours!)
- 79 ans de réserve de fer (utilisé pour produire de l'acier, pour fabriquer des machines, des voitures, des poutrelles pour le BTP...)
Voir aussi le site de SOS-Planète, où ils reprennent les données de Sciences et Vie (ce sont les 2 seuls médias à avoir parlé du problème imminent de l'épuisement des richesses...)
Nouvelle rebelle ou juste expérimentant la Simplicité Volontaire, je suis contente d'agir chez moi au quotidien et de promouvoir un autre système de société: je préfère freiner ma consommation d'objets neufs (voire, la stopper) plutôt que de continuer à exploiter nos maigres réserves (car dans ce cas, on fait quoi dans 20 ans sans argent, or, zinc, plomb?...)
Comme Sciences et Vie est à ma tête de lit depuis fin juin, je vous parlerai la prochaine fois des "civilisations à l'épreuve de la durabilité": les peuples qui ont disparu (en gros: suicide écologique par une mauvaise gestion des matières premières) et ceux qui ont survécu grâce à de meilleurs choix dans la gestion des ressources...
A méditer.
Hélène
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