Lundi 23 mars 2009
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Par Helene
Le changement climatique d'origine humaine est la plus grave des menaces glogales auxquelles notre
planète est actuellement confrontée.
On brûle trop de charbon, pétrole et gaz, et ces gaz retiennent la chaleur du soleil: d'où l'effet de serre. Les experts prévoient entre 1,5 et 6 ° au pire, d'ici 100 ans. Quand on pense que ce
qui nous sépare du dernier âge de glace est 2 ou 3 degré de différence en moyenne... ça
laisse tristement songeur.
C'est donc aux pays qui brûlent le plus de montrer l'exemple. A nous, pays riches, de produire différement (aux politiques de mettre en place les solutions: on sait qu'elles existent) et
aux citoyens de consommer différement... c'est à dire MOINS!
Moins de voiture (presque plus, puis plus du tout...)
Moins d'avion (franchement, nos parents vivaient mal sans les charters/soleil en hiver?)
Moins de chauffage et plus d'isolation (c'est meilleur pour la santé et au final, on fait des économies...)
Moins d'emballages (dans les fruits et légumes, y'en a pas et c'est meilleur pour la santé!)
Moins de gadgets et de bidouilles qui encombrent notre espace et nos têtes et qui polluent toujours au final, notre air ou notre eau...
Je vous livre ici une petite vidéo de 3 min que j'aime beaucoup. Elle a été tournée en Belgique (par les Amis de la Terre) sur une plage l'été dernier. Regardez-la avec vos
enfants, impliquez-les, ils font partie du changement... et de la solution.
Il nous reste 4 à 10 ans pour changer notre façon de vivre avant que la machine s'emballe toute seule... Alors, on préfère un degré 1/2, ou 6 degrés?
Hélène
p.s. : mauvaise nouvelle. Les politiques ne font rien (lire l'article de Cyrielle ci-dessous) donc il va falloir qu'on mette les bouchées double en attendant qu'ils se réveillent. Et en attendant
les prochaines urnes, apostrophez-les! Les députés sont là pour ça... Envoyez-leur la vidéo: vous trouverez toutes leurs adresse mail ici, en cliquant sur leur nom. Allez, faut qu'on s'bouge!
Par Cyrielle Den Hartigh:
Paris, le 20 mars 2009 - Les Chefs d'Etat européens réunis aujourd'hui à Bruxelles ont cloturé le Conseil de Printemps en échouant à débloquer les fonds nécessaires à financer la lutte contre les
changements climatiques. Cette décision particulièrement grave remet en question toute la suite des négociations internationales sur le climat, et notamment le volet lié à la participation des pays
du Sud. Les Amis de la Terre condamnent fermement cette politique du pire et demandent à l'Union européenne d'assumer ses responsabilités, en s'engageant à fournir dès 2013 35 milliards
d'euros aux pays du Sud.
Les financements sont la clef pour engager les pays en voie de développement à signer la suite du
protocole de Kyoto qui expire en 2012 et qui sera négocié lors des discussions des Nations unies à Copenhague en décembre 2009. Les pays du Sud n’accepteront pas un nouveau traité sans avoir
l’assurance que les pays industrialisés s’engagent significativement à réduire leurs propres émissions et soutiennent financièrement les pays les plus impactés par les changements climatiques.
Mais jusqu’à maintenant, les pays de l’Union européenne (UE) n’ont fourni aucun chiffre sur les fonds qu’ils rendraient disponibles. Les pays industrialisés portent pourtant la responsabilité
historique des émissions de gaz à effet de serre qui causent aujourd’hui le dérèglement climatique.
« L’UE a parfois été coupable d’inaction. Aujourd’hui cette inaction devient un blocage délibéré à
la résolution de la crise climatique. L’Europe doit commencer à payer ses dettes climatiques et proposer au moins 35 milliards d’euros maintenant. » explique Sonja Meister, chargée de
campagne Climat pour les Amis de la Terre Europe.
Pour Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre France « L’UE, par son jeu
de poker menteur, est en train de compromettre les chances d’obtenir une solution équitable à la crise climatique. Si les pays industrialisés n’agissent pas maintenant, le dérèglement climatique
coûtera bien plus cher que l’actuelle crise économique et menacera les vies de millions de personnes à travers le monde ! »
Les Amis de la Terre estiment que, si les gouvernements de l’Union
européenne sont sérieux lorsqu’ils affirment vouloir combattre les changements climatiques, ils doivent formuler des propositions sérieuses en termes de financement des pays du Sud impactés par
les changements climatiques. Ne rien proposer revient à compromettre les négociations à venir.
L’Union européenne doit aussi urgemment
mettre en place des mesures pour réduire ses émissions domestiques de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2020.