La permaculture appliquée à Compact

Publié le par Helene

Le week-end dernier fut exquis pour moi.

Nous étions invité par le Sens de l'humus à un pique-nique aux murs à pêches de Montreuil, avec visite du jardin potager cultivé en permaculture, puis à l'atelier "compostage en 2 tas". Il faisait beau mais trop chaud, nous avons pique-niqué à l'ombre du noyer, les conversations étaient simples, volontaires, on a refait un peu le monde, parlé du krack et les enfants étaient contents de voir des plants de tomates et de goûter à la consoude...



Quelqu'un m'a dit un jour que les lecteurs de Compact étaient des urbains, et qu'il fallait faire des articles pour eux. Alors j'espère que ça ne vous embête pas trop si je parle un peu de permaculture... Moi qui vis dans une agglomération de 100.000 habitants, ça m'a super emballé.

La permaculture désigne donc "un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie, respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture tout en laissant à la nature "sauvage" le plus de place possible.

Les principes éthiques de la permaculture étant:
- prendre soin de la terre
- des humains
- limiter la consommation
- redistribuer les surplus...

N'est-ce pas totallement l'esprit "Compact" de prendre soin de la terre en refusant de piller ses matières premières pour fabriquer des objets dont on n'a pas franchement besoin, en évitant de la polluer par des transports d'objets inutiles et de charger les décharges?
Prendre soin des humains en voulant se simplifier la vie ici, mais aussi en refusant que d'autres humains, à l'autre bout du monde, pâtissent de notre surconsommation (conditions de travail, réchauffement climatique,...)?
Limiter notre consommation... on est en plein dedans avec Compact, mais il peut aussi s'agir aussi de limiter notre consommation de nourriture ( de viande, par exemple: ni bon pour la santé, ni pour la planète!)
Et enfin, redistribuer les surplus... on peut tourner ça autrement et dire que si on arrête de surconsommer ici, il restera des matières premières pour les plus démunis ailleurs...

La permaculture appliquée à Compact: ça marche...

Le jardin du Sens de l'humus me rappelle un peu le jardin de mon enfance: de loin, ça ressemble à du fouilli avec des herbes partout et avec de ci de là quelque chose qui pousse pour être mangé. Sauf que là, dans le jardin du Sens de l'humus, quand on se rapproche, on voit que ce n'est pas du fouilli mais plutôt du fouilli réfléchi et organisé. En permaculture, on recherche le minimum d'intervention humaine pour un maximum de rendement. C'est pourquoi la nature "sauvage" est très présente.

Tout pousse "sur butte" c'est a dire des petits tas d'humus (paille- compost) ce qui réduit l'apport en eau (peu d'évaporation aux pieds des plantes) et garde très bien l'eau de pluie (terre plus meuble).
Il y a des buissons, qui favorisent l'écosystème avec toute une vie dedans: par exemple, les hérissons ont un abris, ils mangent les limaces, et donc elles ne mangeront pas les salades (je comprends pourquoi depuis 10 ans les salades se font toutes mangées dans le potager à l' école: on n'a pas de hérissons!)
Certaines fleurs sauvages sont accueillies près des plants de tomates "parce qu'elles vont bien ensemble et qu'elles s'entre-aident"...

Pour l'atelier sur le compostage en 2 tas, je ne suis pas spécialiste... (on mélange en fait le tas des déchets organiques de plusieurs mois avec le tas "paille + crottin de cheval" et on attend le printemps. Il faut un peu de place...)
Par contre, beaucoup plus facile est le compostage de jardin (que je pratique) et pour les urbains, il y a la solution du lombricompostage, ou comment, dans un appartement, transformer ses épluchures en super terreau et engrais pour ses plantes, le tout dans une boite grande comme une caisse de vin ( sans odeur et sans mouches.)

Bref, la vie était douce dimanche dernier. Les tomates succulentes. Merci à Fabien pour l'invitation faite aux Amis de la Terre!

Hélène


Publié dans Alimentation

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ervalena 05/10/2008 22:38

Dans le même ordre d'idée j'ai regardé Thalassa vendredi dernier où on nous montrait comment des pêcheurs en Californie du Sud s'organisaient pour ne pêcher que des quantités réglementées à des endroits bien déterminés. Ils vivent en communauté et ont une AG annuelle qui prend les décisions , et ils décident aussi combien de pêcheurs peuvent être embauchés pour que tout ele monde puisse vivre correctement. Leur retraite est payée par la Coopérative, et ça marche!Ils ont sauvé les ressources locales etr ils font du bénéfice...
Ce devait être chouette ce dimanche "à la campgne"!!!